20.05.2006

Alter Reporter sans frontières

medium_50anscadre.gifJ'ai appris une chose fascinante aujourd'hui en lisant le Monde. C'était un article qui évoquait la dernière prestation télévisuelle de Castro, à l'occasion de laquelle celui-ci contesta le palmarès 2006 réalisé par Forbes où il est classé comme étant le chef d'Etat en exercice le plus riche au monde (septième en incluant les monarques): 900 millions de dollars, quand même, s'expliquant par "un réseau formé d'institutions comme le Palais des conventions, la corporation d'Etat Cimex, qui a le monopole des importations et exportations, et Medicuba, qui vend les vaccins et d'autres produits pharmaceutiques cubains".

Mais le plus drôle, c'est que le journal, évoque la présence de personnalités importantes parmi les invités, dont Ignacio Ramonet, le directeur du mensuel Le Monde Diplomatique, bible de l'alter-mondialisme, présenté comme "un proche du président cubain".

Bon on sait tous que cette feuille de chou est une publication d'extrême gauche à côté de laquelle L'Humanité paraitraît libérale, et qui, sous prétexte d'une contestation systématique et aveugle de l'économie de marché, en vient souvent à sombrer dans les bons vieux penchants de l'irrationalité politique comme les théories du complot, et encenser certaines dictatures.

Mais au delà, je trouve cela étonnant, au sens que ce mot avait en vieux français. Cet homme est un journaliste. Il n'est pas syndicaliste, militant d'un parti politique ou chanteur de rap. Non, il est journaliste. Comment peut-on être journaliste, vivre pour, par et de la liberté d'opinion et de la liberté de la presse, et être un proche du président cubain??? Cuba est un des rares pays au monde où on peut encore être mis en taule du simple fait qu'on possède une machine à écrire. Combien de journalistes Castro a-t-il fait incarcérer?
Je me demande si M. Ramonet participe à la journée de la presse. Ne serait-ce pas le comble?

En tous cas, si la question de savoir comment M. Ramonet peut être proche du leader Maximo reste pour moi un grand mystère, nous aurons appris que le dictateur cubain peut éprouver de la sympathie et de l'estime pour un journaliste. Qui sait, M. Castro aime peut être beaucoup les journalistes. Ne dit-on pas, après tout, "qui aime bien châtie bien"?

Liens reporters sans frontières sur Cuba:

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=13244

http://www.rsf.org/article.php3?id_article=14350

Merci à Arnaud Arrecgros. http://bigstop.blog.lemonde.fr/

14.05.2006

Appauvrissez-vous par le chômage et la dette publique !

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« Appauvrissez-vous par le chômage et la dette publique ! » Tel serait, d'après Nicolas Baverez, le funeste pari accompli, de nos jours, par la France. Et l'auteur de La France qui tombe d'ajouter que cette option serait à l'origine d'un curieux phénomène de « décroissance intensive à crédit », « aux antipodes des exigences d'un développement durable » et d'un cercle sain et vertueux de croissance de l'économie. La dette publique ferait, en effet, office de variable d'ajustement des déséquilibres fondamentaux de l'économie française. Elle atteindrait 2 500 milliards d'euros, soit environ 145% de la richesse générée en une année et 42 000 euros par Français. C'est pourquoi l'endettement public, qui serait, à la fois, et « antiéconomique » et « antisocial », constituerait non pas un « réducteur d'incertitude » mais, à l'inverse, un « risque majeur ». L'adage de Gaston Jèze selon lequel « il y a des dépenses, il faut les couvrir » semble, en conséquence, déphasé et n'être ni en accord ni en harmonie avec la réalité présente.

L'endettement public de l'hexagone parait, à plus d'un titre, handicaper le développement de l'activité économique. C'est-à-dire qu'il entraverait sa croissance et procèderait, indolemment, au transfert vers les générations futures « des surcoûts collectifs nés du refus d'adapter les structures de la France à l'économie mondialisée ».(..) Comme le souligne, à juste titre, l'essayiste, non seulement « le système de prélèvements euthanasie le travail et l'investissement » mais contraint, en outre, « à l'exil les capitaux, les entreprises, les talents et les cerveaux ». Le risque est considérable que s'amplifient les effets d'éviction. Il s'agit du processus par lequel les énergies productives sont découragées, sapées, puis remplacées par la dépense publique. Le niveau excessif et quasiment insoutenable de la dette publique tend, au surplus, à renforcer la « dépendance financière » du pays et, car elle prive les décideurs politiques de toute marge de man½uvre, le laisse « à la merci des chocs de l'économie ouverte ».

« Antisociale », tel serait l'autre atour de la dette publique. En effet, « la course folle aux transferts (30% du PIB) alimente le chômage », dont la définition est minorée, « l'exclusion des jeunes (taux de chômage de 24%) et des immigrés (taux de chômage de 40%), le blocage de la mobilité, la montée des inégalités entre les statuts et les générations ». (..)

Au vu de chacun de ces éléments, il conviendrait, à la fois, et de réduire l'endettement public et de le réorienter, des dépenses de fonctionnement vers des investissements en recherche et développement. En effet, affirme Nicolas Baverez, « la bulle spéculative des finances publiques françaises n'est pas moins inquiétante par son utilisation que par son niveau ». L'hexagone relève d'une « révolution culturelle majeure ». Laquelle devrait conjuguer une réforme fiscale de grande ampleur, une libéralisation accrue du marché du travail, une participation plus importante à la mondialisation, ainsi qu'une profonde réforme de l'Etat afin, d'une part, de remédier à l'alanguissement de l'activité économique et, de l'autre, de contribuer au déclenchement d'une croissance intensive, à la hausse des recettes fiscales, au redressement du taux d'emploi, et, in fine, au reflux du chômage.



Alexis FOURMONT
(hayek2005@voila.fr).
Ce pamphlet a, aussi, été publié sur le blog du Cercle Libéral de Basse-Normandie.

05.05.2006

Participez au congrès fondateur d'Alternative Libérale

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Participez au Congrès Fondateur
d’Alternative Libérale

Le 14 mai à 15h à La Cigale
120 boulevard Rochechouart
Paris 18ème, M° Pigalle


Vous en avez assez d’être infantilisés par un état omniprésent et incompétent, dans un pays qui marche sur la tête? Vous avez parfois envie de faire le mur de cette France sclérosée, tournée vers le passé? Vous croyez encore à la Liberté?

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Plus de détails ici: Alternative Libérale

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