03.07.2006

Ensemble, modernisons la France

Un article du journal Le Monde, assez encourageant.. Un UDF, un UMP et un PS qui s'unissent pour la modernisation de la France, réjouissons nous en!

Par manque de lucidité et de courage politique, la puissance publique française a peu à peu perdu contact avec la modernité. La situation est aujourd'hui dégradée à un point tel que l'équipe dirigeante qui sera élue en 2007 sera investie d'une responsabilité historique. Si la France ne renoue pas avec le dynamisme, le processus d'unification de l'Europe sera stoppé et l'ambition européenne d'une société solidaire dans une économie de marché réduite à néant. Rien ne pourra alors contrebalancer l'hégémonie des Etats-Unis et de la Chine, avec des risques pour la paix dans le monde.

La tâche est immense et ne peut plus être repoussée, sauf à prendre le risque de voir la France se désagréger dans des convulsions violentes. Mais la tâche est aussi délicate, elle ne pourra être menée à bien, le moment venu, que si elle a été bien préparée en amont. C'est pourquoi nous estimons que notre responsabilité d'élus est de mettre à profit l'année qui nous sépare des échéances électorales pour créer les conditions d'un sursaut collectif.

Dans ce but, nous avons décidé d'unir nos forces au sein d'un comité d'action pour la modernisation de la France. Cette démarche au-dessus des partis politiques est rendue possible par un diagnostic partagé et des convictions identiques sur la méthode pour réformer.

Le diagnostic peut être résumé en trois points.

Premièrement, l'économie française patine, elle ne profite pas du dynamisme mondial et gâche ses potentiels, ce qui se traduit par une croissance molle.

Deuxièmement, rares sont les domaines d'intervention de la puissance publique qui n'ont pas besoin d'une refonte de leurs modes de fonctionnement. Education, solidarités, recherche... Partout l'organisation est inadaptée. A tel point que même une augmentation des moyens ne permettrait pas de progrès sensibles.

Troisièmement, l'endettement de l'Etat a atteint un niveau insoutenable et fragilise notre édifice national. La dette est une contrainte qui impose que les réformes s'accompagnent d'une baisse globale de la dépense publique de l'ordre de 20 %. Et ce au moment où un effort devra être consenti pour la recherche et l'enseignement supérieur. Mais cette contrainte peut aussi être une chance. En effet, résoudre un problème en distribuant des subsides n'est plus une option disponible : quand les caisses sont vides, la démagogie et la lâcheté ne peuvent que s'effacer devant l'intelligence et le courage.

La méthode pour réformer repose sur trois fondamentaux. D'abord, toute réforme doit s'appuyer sur une analyse lucide. Le scénario classique d'une élection présidentielle voit les candidats multiplier les promesses, avant que l'heureux élu ne commande un audit pour voir ce qu'il va être possible de tenir. Il faut inverser cette logique, les propositions des candidats doivent être basées sur un audit préalable. Pour 2007, le rapport Pébereau sur la dette publique constitue un tel audit.

Ensuite, on ne peut réformer que de façon globale et cohérente. La méthode des petits pas est vouée à l'échec car chaque petit pas se heurte à l'incompréhension - et donc aux résistances - des populations concernées. Tant et si bien que la succession de petits pas se termine par un piétinement inefficace, coûteux et démoralisant.

Enfin, il n'y a pas de réforme possible sans légitimité électorale. Seules les réformes clairement présentées pendant la campagne pourront être menées à bien.

Conséquence de ces trois fondamentaux, c'est en amont de la campagne électorale que se joue la modernisation de la France. Aussi, pour créer les conditions de la transformation sociale du pays, nous souhaitons rencontrer tous les acteurs de la définition d'un nouveau pacte social. Les différents syndicats, bien sûr, mais aussi le monde associatif et plus largement les corps constitués qui souhaitent jouer un rôle dans l'évolution du pays. Au terme de ces échanges, nous présenterons les grandes lignes d'un pacte social en prise avec le monde d'aujourd'hui, ainsi qu'une méthodologie pour le mettre en oeuvre.

Ce "manifeste pour la modernisation" sera rendu public en janvier 2007, peu de temps avant que chacun des candidats à l'élection présidentielle ne dévoile la vision de la France qu'il propose aux Français. Né de discussions avec le mouvement social, le manifeste sera soumis à l'approbation des milliers d'élus locaux qui auront à jouer le rôle crucial de pédagogues pour que la France relève les défis qui l'attendent.

Notre démarche est fondée sur l'optimisme et la confiance dans l'aspiration des Français à une fraternité renouvelée. Selon nous, l'idée d'une France irréformable est non seulement un renoncement coupable, mais aussi un contresens historique. Au cours de notre histoire, il est souvent arrivé que des hommes et des femmes de bonne volonté mettent en commun leurs énergies pour initier les bouleversements qui ont permis à la France de rayonner. Les derniers exemples remontent à 1946 et 1958. C'est d'une impulsion collective de cet ordre que notre pays a aujourd'hui besoin pour que s'expriment tous ses potentiels de créativité et de solidarité. Nous savons que c'est indispensable, nous voulons prouver que c'est possible.

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Jean-Marie Bockel, sénateur PS
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Christian Blanc, député apparenté UDF
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Alain Lambert, député UMP

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COMMUNIQUE DE PRESSE - UNE PREMIERE EN FRANCE
COMMUNIQUE DE PRESSE - UNE PREMIERE EN FRANCE

http://lesnationalistescontrelepen.blogspot.com

COMMUNIQUE DE PRESSE
http://lesnationalistescontrelepen.blogspot.com

COLLECTIF « Nationalistes contre Le Pen »

100% NATIONALISTES – 100% CONTRE LE PEN !

« SAUVONS NOS IDEES »

PAS UNE VOIX POUR LE CANDIDAT RESIDUEL DU FN !


Nous représentons d’ores et déjà plus de 600 militants de la Cause Nationale, et nous nous sommes regroupés dans un Collectif pour alerter l’opinion sur la très grave crise que traverse notre courant d’idées. Cette crise qui couve depuis les élections régionales de 2004 est en train d’éclater et nous ne pouvions pas rester sur le côté sans rien faire, nous contentant d’observer la mort du Mouvement National, Mouvement auquel nous avons consacré nos vies et sacrifié notre bien être.

Il est clair que Jean Marie Le Pen a décidé contre vents et marées que sa fille lui succéderait. Il est clair qu’il l’aidera, elle et son quarteron de médiocres, à réaliser un authentique « coup d’état démocratique » au sein du Front National, un deuxième et mortel «Puputsch » en quelque sorte. Nous ne pouvons pas laisser perpétrer ce crime sans agir. Agir nous allons le faire, et pas de n’importe quelle manière, puisque, pour la première fois, des nationalistes authentiques vont mener campagne pour que Jean Marie Le Pen ne SOIT PAS AU SECOND TOUR DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE !

C’est une première dans notre camp. Ca ne s’est jamais vu. Pour d’évidentes raisons politiques, logiques et pragmatiques, la plupart des membres de ce Collectif resteront dans l’ombre. Pourquoi ? Tout simplement parce que la moitié d’entres nous est encore membre du Front National, parfois même dans l’encadrement. L’autre moitié est composé de militants du MNR écoeuré de voir Bruno Mégret humilié dans sa démarche sincère, de militants d’une quinzaine d’autres formations dégoûtés de l’attitude du FN à leur égard, et surtout de militants de toujours qui voient bien l’impasse ou nous mène Marine Le Pen. Nous représentons toutes les tendances du monde Nationaliste, nous disons bien TOUTES, des « Identitaires » aux « Nationaux Libertaires », en passant par les « Nationaux Républicains » qui en ont assez des « Soraleries », les Nationalistes Révolutionnaires sincères (et légitimes) qui sentent que nous allons droit au mur, et, bien évidemment, les Catholiques de conviction qui savent que le FN cède à la ringardisation médiatique de nos idées, alors que celles-ci n’ont jamais eu autant le vent en poupe. Le point commun qui nous unit est le PRAGMATISME. Nous savons que si Le Pen est au second tour, C’en est fini de nos idées pour au moins une décennie. Nous avons longuement hésité avant de nous lancer dans cette aventure. Nous avons espéré en un sursaut de JM Le Pen. Peine perdue, ce dernier n’écoute plus que sa fille. En décembre tout aurait encore put être sauvé, mais en février il est trop tard. Le triste spectacle que ne manquera pas de donner Jean Marie Le Pen les 24 et 25 février lors de sa « Convention » de Lille nous donnera immanquablement raison. Ce sera un vulgaire conseil national au lieu d’être la grande Convention générale de soutien à sa candidature. Ce sera à la fois pitoyable et pathétique. Carl Lang n’aura même pas le droit de parler à la Tribune avant Jean Marie Le Pen, alors que tous les simples secrétaires départementaux le font lors des « banquets patriotiques ». Rien que ce fait, pas si anecdotique que ça, montrera de façon éclatante la volonté de Le Pen de ne pas voir le FN lui succéder. Cela démotivera les sections FN du nord de la France, comme cela a déjà été le cas pour la PACA ou le Front National n’a même plus de militants dans l’endroit de France ou il réalise pourtant ses meilleurs scores. La petite réunion de quartier prévu par Le Pen, Salle Vallier à Marseille (celle prise par M Mégret en 2002, tout un symbole), le 3 mars prochain, le démontrera aisément.

Nous n’avons pas d’argent pour mener cette campagne mais nous avons du courage, de la force et de la volonté. Les plus anciens d’entres nous se souviennent que c’est en agissant comme nous, (mais pour des raisons orgueilleuses et radicalement différentes), que Le Pen a empêché Pascal Gauchon et le PFN de pouvoir se présenter à la Présidentielle de 1981, (alors que le PFN était au moins quatre fois plus fort que le FN), ce afin d’assurer sa suprématie au sein de la « Droite Nationale ». Nous, nous agissons par idéal pur et désintéressé. Tout le monde se tait « officiellement » au FN, mais tout le monde sait bien que la crise est réelle depuis 2004, bien qu’elle était déjà larvée depuis 2002. C’est pour le seul avenir de nos idées que nous combattons et l’avenir nous donnera raison. Aidez-nous dans cette lutte salvatrice, soutenez-nous dans notre action de salut public, nous ne voulons pas d’argent mais seulement des bonnes volontés. Lisez-nous, reprenez partout nos écrits, faites connaître notre site Internet, donnez-nous vos contributions. Tous nos articles seront signés du seul nom du COLLECTIF. Nous avons démarré le samedi 3 février 2007 par une dizaine de contributions donnés par les militants les plus sincères, les plus dévoués et les plus abattus par cette situation. La faute de ce gâchis incombe uniquement à Marine Le Pen, à ses sbires et à Jean Marie Le Pen. Les entendre affirmer que le FN ne change pas est une pitrerie qui ne nous fait pas rire du tout. Nous avons toutes les preuves du contraire grâce à des témoignages directs et des archives écrites, audio et vidéo. Si vous avez le moindre doute contactez-nous, nous nous ferons un plaisir de vous répondre.

Nous espérons que la Presse relaiera notre action, à commencer par ce communiqué, premier d’une longue série. N’hésitez pas à reprendre tous les écrits et commentaires de notre site, c’est fait pour cela, tout est authentique, contrôlé et vérifié.

Avant de conclure, nous voulions citer deux des phrases préférées de Jean Marie Le Pen. « Si j’avance suivez-moi, si je meurs vengez-moi, si je recule tuez moi », et, « Je préfère être battu sur mes idées qu’élu avec celles des autres ». A méditer, dont acte !

Enfin deux conclusions, également à méditer et à faire partager.
- Comment Le Pen ferait-il demain pour la France, ce qu’il n’a jamais ni pu, ni su, ni voulu faire hier pour le Mouvement National ?
- Le Front National, ça s’hérite ou ça se mérite ?

Cette conclusion pour dire que nous n’avons AUCUNE leçon à recevoir du clan Le Pen, à commencer par Marine. On peut nous insulter mais nous agissons avec honnêteté. Nous montons au Mas de Cocagne avec le « caleçon propre » et nous avançons « tête haute et mains propres ».

Collectifnatio@aol.com

Ecrit par : collectif des patriotes | 20.02.2007

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