03.08.2006
Un blogueur incarcéré à San Francisco
Le tribunal fédéral de San Francisco a arrêté mardi 1er août puis emprisonné le journaliste indépendant Joshua Wolf, animateur d'un blog d'informations. Depuis février, la justice demande à M. Wolf de fournir l'ensemble des images qu'il a filmées lors d'une manifestation altermondialiste le 8 juillet 2005 à San Francisco. Celle-ci s'était terminée par un affrontement entre militants et forces de l'ordre. Les images incriminées montreraient l'incendie volontaire d'une voiture de police. D'autres images ont été diffusées sur le blog du journaliste. Joshua Wolf nie être en possession des images réclamées par la justice.
M. Wolf, 24 ans, restera "confiné dans un endroit approprié jusqu'à ce qu'il accepte de donner le témoignage ou de fournir les informations" réclamées depuis février par la justice, a ordonné le juge William Alsup. L'incarcération ne devra pas excéder la durée de l'enquête judiciaire, mais pourrait durer jusqu'à 18 mois.
"M. Wolf est un journaliste innocent dont le seul crime a été de faire ce qu'il faut dans notre démocratie, c'est-à-dire protéger ses sources", a dit son avocat, Jose Luis Fuente. "D'autres journalistes sont menacés si la justice ne cesse pas de se mettre du côté du gouvernement", a-t-il ajouté.
Le juge William Alsup, prenant la précaution de dire qu'il n'attaquait pas la confidentialité des sources, a jugé qu'il s'agissait d'un "outrage à la cour". Le besoin du gouvernement d'accéder à ces vidéos étant, selon lui, plus important que les protections constitutionnelles accordées à Josh Wolf.
L'ORGANISATION REPORTERS SANS FRONTIÈRES "CONSTERNÉE"
Dans un communiqué, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) se dit "consternée" et a demandé mercredi 3 août sa libération immédiate : "Envoyer en prison ce journaliste parce qu'il a protégé ses informations est une grave violation de la liberté de la presse". "Les journalistes ne sont ni des auxiliaires de justice ni des auxiliaires de police", a insisté RSF en dénonçant une "sentence absurde et disproportionnée".
Parallèlement, une cour d'appel fédérale a autorisé mardi 1er août la justice à étudier les relevés d'appels téléphoniques de deux journalistes du New York Times, Judith Miller et Philip Shenon, pour tenter d'identifier leurs sources dans une affaire qui remonte à l'automne 2001. Peu après les attentats du 11-Septembre, les deux journalistes avaient obtenu des informations confidentielles sur la volonté du gouvernement de geler les avoirs de deux organisations musulmanes de bienfaisance, et avaient appelé ces organisations pour demander un commentaire. Estimant que ces appels avaient pu entraver l'enquête, la justice cherche depuis lors à déterminer qui est à l'origine des fuites.
Le droit fédéral américain ne comprend pas de dispositions précises pour permettre aux journalistes de protéger leurs sources. L'année dernière, Judith Miller a passé 85 jours en prison parce qu'elle refusait de révéler ses sources dans l'affaire Valerie Plame, agent de la CIA dont l'identité a été révélée par des responsables encore indéterminés à la Maison Blanche.
Source: Lemonde
20:40 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, politique, liberté, blogs
01.08.2006
Régimes spéciaux..
tableau-comparatif-retraite.pdf
A votre avis, combien d'années plus tôt qu'un salarié du privé un salarié d'EDF partira-t-il en retraite? De combien la retraite des agents de la RATP est elle supérieure à celle du privé? Découvrez les réponses dans le document de Sauvegarde Retraites.
A cotisations égale, retraite égale! Pas de privilèges!
12:05 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, retraites, economie, privilèges, alternative libérale, royal, ump
30.07.2006
La liberté d'expression en Iran
Iranian Leader Bans Usage Of Foreign Words
AP Sat Jul 29, 9:31 AM ET
TEHRAN, Iran - Iranian President Mahmoud Ahmadinejad has ordered government and cultural bodies to use modified Persian words to replace foreign words that have crept into the language, such as "pizzas" which will now be known as "elastic loaves," state media reported Saturday.
The presidential decree, issued earlier this week, orders all governmental agencies, newspapers and publications to use words deemed more appropriate by the official language watchdog, the Farhangestan Zaban e Farsi, or Persian Academy, the Irna official news agency reported.
The academy has introduced more than 2,000 words as alternatives for some of the foreign words that have become commonly used in
Iran, mostly from Western languages. The government is less sensitive about Arabic words, because the Quran is written in Arabic.
Among other changes, a "chat" will become a "short talk" and a "cabin" will be renamed a "small room," according to official Web site of the academy.
22:00 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, iran, liberté, libéralisme, société
29.07.2006
Nouvelle monnaie: Le demi euro
Mais qu'est ce que ce cette nouvelle pièce.. Ce qu'il vous reste quand vous gagnez un euro après le passage de l'Etat...
17:15 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, etat
18.07.2006
La cigale et la fourmi
VERSION CLASSIQUE
La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule. Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été. Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid n'a ni nourriture ni abri et meurt de froid.
FIN
VERSION FRANCAISE
La fourmi travaille dur tout l'été dans la canicule. Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l'hiver. La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l'été. Une fois l'hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie. La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse et demande pourquoi la fourmi a le droit d'être au chaud et bien nourrie tandis que les autres moins chanceux comme elle ont froid et faim. La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions. Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir cette pauvre cigale tandis que d'autres vivent dans l'abondance. Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi. Les journalistes organisent des interviews demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu'elle paie "sa juste part". En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l'égalité économique et une loi (rétroactive à l'été) d'anti-discrimination. Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide. La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n'a pas assez d'argent pour payer son amende et ses impôts. La fourmi quitte la France pour s'installer avec succès en Suisse. La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée. Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi bien que le printemps soit encore loin. L'ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n'a rien fait pour l'entretenir. Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens. Une commission d'enquête est mise en place, ce qui coûtera 10 millions d'euros. La cigale meurt d'une overdose. Libération et L'Humanité commentent l'échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème des inégalités sociales. La maison est squattée par un gang d'araignées.
FIN
20:10 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : humour, politique, responsabilité, solidarité, egoisme, privilèges, avantages
17.07.2006
Qu'est ce que le libéralisme?
Sait-on vraiment ce qu’est le libéralisme? Voilà une question qui mérite d’être posée, en ces temps où en France être libéral est presque une infamie. Nos médias prétendent souvent que le monde autour de nous est devenu libéral, voire “ultra-libéral”, mais qu’est ce donc que le libéralisme ? Est-ce une idéologie faite sur mesure pour les riches et les puissants ? C’est à ces questions que je vais tenter de répondre le plus clairement possible.
Je doute que l'on puisse y apporter une réponse unique, j'y apporterai donc ma modeste contribution qui n'engage que moi. Elle est fondée sur des extraits du wikiberal et sur mes dernières lectures.
Pour faire court, le libéralisme est un courant de pensée, ou un ensemble de courants de pensée visant à faire reconnaître la primauté de l'individu.
On définit souvent le libéralisme par ces quelques principes, que l’on retrouve dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen :
• l’égalité en droit;
• la liberté individuelle et la responsabilité qui en découle;
• la propriété privée ;
• le droit de résistance à l’oppression;
• la recherche du bonheur et la sûreté.
On pourra alors parler de libéralisme moral: C'est l'individu qui est le plus à même de choisir la voie de son bonheur. Je ne vais pas lui imposer mon opinion et chercher à faire son bonheur contre son gré. Le libéral sera donc par exemple contre une religion d'Etat et pronera la plus grande liberté de choix possible pour chacun dans le respect des libertés des autres membres de la société..
Politiquement le libéralisme se retrouve dans la séparation des pouvoirs chères à Montesquieu: Diviser le pouvoir pour éviter qu'un individu ou un groupes d'individus puisse exercer son arbitraire sur la société toute entière. Ainsi la nomination par le président polonais de son frère au poste de premier ministre inquiète les libéraux de tour bord qui voit les pouvoirs se concentrer en peu de main.
En dernier le libéralisme est économique. Cela consiste à reconnaître que chaque individu a le droit de profiter des fruits de son travail. "L'homme qui produit alors que d'autres disposent de ce qu'il produit est un esclave. Celui qui produit alors que l'Etat lui en prend la moitié, est un demi esclave." (Jacques de Guénin)
Alors oui le libéralisme est un humanisme car il part de l'homme et le place au coeur de toutes choses à la différence des "constructivismes" qui consistent à concevoir une société humaine comme s'il s'agissait d'une mécanique que l'on peut fabriquer à partir d'un plan. Cette ambition de modifier l'état de la société en agissant par la contrainte, en imposant à tous les individus des objectifs qui seraient ceux de « la société » (la croissance, la santé, la sécurité sociale etc.) relève finalement d'une prétention à l'omniscience. Le libéralisme au contraire dénonce l'absurdité de vouloir faire rentrer les comportements humains dans des équations mathématiques et défend la liberté individuelle face aux plans. Murray Rothbard (photo) l'illustre dans Economistes et charlatans.
Le libéralisme est enfin une éthique de la responsabilité. Un individu libre de ses choix en est également responsable. Responsabilité qui est exigeante et peut effrayer. C'est ce qui fait dire à George Bernard Shaw (qui n'était pas un libéral): "Liberté implique responsabilité. C'est là pourquoi la plupart des hommes la redoutent"
Lectures pour mieux comprendre le libéralisme:
Libéralisme de Pascal Salin
Les libéraux de Pierre Manent
Cet article est publié sur agoravox
14:50 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : perso, politique, libéralisme, mondialisation
16.07.2006
Le 16 juillet, les Français fêtent le jour de libération fiscale
Depuis de nombreuses années les canadiens célébrent chaque annéele "Jour de libération fiscale". L'idée a été reprise depuis en France par Contribuables associées, première association non subventionnée avec 135.000 membres. J'apprécie leur action, je me fais donc l'écho de leur communiqué. Espérons que certains prendront conscience que l'Etat leur vole plus de 50% de leurs revenus.
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Cette année, le jour de libération fiscale, à partir duquel les Français cessent de travailler uniquement pour financer les dépenses de la sphère publique et commencent enfin à profiter du fruit de leurs efforts, tombe le 16 juillet. Sans aucune amélioration par rapport à 2004 et 2005.
« Du 1er janvier au 15 juillet au soir, les Français auront consacré toutes leurs journées de travail à financer le train de vie de l’Etat », constataient les Contribuables Associés en… juillet 2005. Rien n’a changé : en dépit des baisses d’impôts solennellement promises, puis abandonnées, la pression fiscale à laquelle sont soumis nos concitoyens ne s’est pas relâchée. Et pour cause ! La situation ne s’améliorera pas tant que la dépense publique ne baissera pas.
Or, cette dépense publique continue d’absorber encore, en 2006, 53,6 % du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire 53,6 % de la richesse créée par les Français. Ceux-ci ont donc consacré 196 jours de labeur, soit jusqu’au 16 juillet, à financer le secteur public !
Plus de deux mois de retard par rapport aux Irlandais
Fruit de l’obstination des Contribuables Associés, le message passe pourtant. Le 4 septembre dernier, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, admettait lui-même : « Les Français travaillent du 1er janvier au 1er juillet pour l’Etat, ça me semble suffisant. » Encore se montrait-il légèrement optimiste sur la date de libération effective.
Cette louable prise de conscience doit désormais s’accompagner des mesures nécessaires pour changer cette situation. Nos voisins européens y sont bien parvenus, pourquoi pas nous ? Cette année, les Italiens sont libérés le 27 juin, les Allemands et les Britanniques le 17 juin, les Polonais le 7 juin, les Espagnols le 22 mai et les Irlandais dès le 10 mai, soit plus de deux mois avant nous !
En 2005, le taux de chômage irlandais ne dépassait pas 4,3 %, contre 9,5 % en France. Ce n’est pas un hasard !
A neuf mois de l’élection présidentielle, les Contribuables Associés rappellent à tous les candidats l’exigence d’une gestion saine des deniers publics.
Pour relever l’économie française, il faut dire non à la dépense publique !
Source: http://www.contribuables.org
12:05 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Contribuables associés, france, politique, économie


