01.08.2006

La citation du jour

medium_200px-Jacques_chirac.jpg"Le libéralisme, ce serait aussi désastreux que le communisme." (Jacques Chirac, Le Figaro, 16 mars 2005)

Hollande mis en examen?

medium_Hollande_francois.pngDans l'Express du 25 juillet 2006 "L'affaire qui gène Hollande"

Maitres Nicolas Lecoq-Vallon et Francis Terquem, qui représentent 3500 personnes parties civiles dans l'affaire de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP), n'y vont pas de main morte: ils viennent de réclamer à la juge Sylvia Legendre la mise en examen de François Hollande, premier secrétaire du PS, de Danielle Mitterrand, de Michel Le Ray, ancien assistant parlementaire de Lionel Jospin, et de Pierre-Yves Morin, un ex-cadre supérieur de la MRFP qui aurait perçu une indemnité de licenciement, manifestement exorbitante, de 5 243 031 francs. Ce dossier, instruit depuis 2002 et quasi bouclé, compte une dizaine de mis en examen, dont René Teulade, ex-président de la MRFP et ancien suppléant de Hollande. Mais Mes Lecoq-Vallon et Terquem estiment que la juge Legendre n'a pas assez poussé ses investigations.

Certes, elle a mis au jour des dérives et des copinages, comme ces appartements de 100 mètres carrés dans le VIIe arrondissement de Paris loués aux administrateurs pour 3000 francs par mois. Certes encore, elle a pointé des dépenses de cabaret sans grand rapport avec l'activité mutualiste: 10 050 francs au Reflet le 27 janvier 1999, 5400 francs au Petit Journal le 20 novembre 1999, etc. En revanche, les avocats s'interrogent sur le bail consenti par la mutuelle, au début des années 1990, à l'association Cause commune, présidée par Danielle Mitterrand et dont le trésorier était François Hollande. Installée dans le VIIIe arrondissement de Paris, l'association n'aurait réglé aucun loyer et serait à ce jour redevable de 23 000 euros. Interrogé comme témoin par la PJ le 24 avril dernier, Hollande a déclaré tout ignorer des conditions du bail.

Ce cadeau de la MRFP pourrait ne pas être une infraction pénale. A priori, plutôt une dette civile. En revanche, le cas de Michel Le Ray semble plus épineux. Salarié de la mutuelle de 1988 à 1994, il a été incapable d'expliquer en quoi consistait son activité...

31.07.2006

José Bové récidive

Quelque 200 faucheurs, emmenés par José Bové, ont détruit dimanche un vaste champ de maïs OGM à quelques kilomètres au sud de Toulouse, sous l'oeil des journalistes et des gendarmes.

"Nous entendons par ce geste effectué à visage découvert dénoncer un type de culture illégale, une situation de non droit. Il n'y a en effet ni législation, ni cartographie, ni information du public"

Français, dormez paisibles, la légalité et le droit sont dans le camp de ceux qui détruisent le travail d'autrui sous le regard placide (et approbateur?) de nos gendarmes, payés grâce à vos impôts. On notera l'efficacité du plan comm pour relancer la candidature Bové à la présidentielle qui prenait un peu l'eau..

Ci dessous, une étude d'un porte parole d'Alternative Libérale sur les OGM: Jean-Paul Oury, spécialiste du sujet et porte parole environnement du parti dont j'avais parlé en mai à propos d'un débat avec ROselyne Bachelot.

25.07.2006

votez2007.com

medium_logo.4.gifNous pouvons d'ores et déjà voter Alternative Libérale ! Et oui sur le site Votez 2007, les votes sont ouverts depuis plusieurs semaines déjà. Chaque semaine, du lundi au jeudi, le premier tour a lieu. Puis du vendredi au dimanche, second tour. Actuellement, Edouard Fillias, candidat potentiel d'AL ( En lice pour les primaires avec Sabine Hérold et Aurélien Véron) fluctue autour des 1%. Alors on se motive et on vote!

19.07.2006

Le plus petit quizz politique au monde

medium_draw.php.2.pngACCORDING TO YOUR ANSWERS,

The political description that
fits you best is... LIBERTARIAN

LIBERTARIANS support maximum liberty in both personal and economic matters. They advocate a much smaller government; one that is limited to protecting individuals from coercion and violence. Libertarians tend to embrace individual responsibility, oppose government bureaucracy and taxes, promote private charity, tolerate diverse lifestyles, support the free market, and defend civil liberties.

The red dot on the Chart shows where you fit on the political map.
Your PERSONAL issues Score is 60%.
Your ECONOMIC issues Score is 90%.

Pour faire le test: http://www.theadvocates.org/quiz.html

Donnez donc votre score dans les commentaires!

18.07.2006

Quand la société civile pousse l'UMP à réformer sans complexe

Un article du Figaro

Guillaume Perrault - Publié le 18 juillet 2006

Déterminées à voir aboutir un certain nombre de réformes d'inspiration libérale, des associations travaillent à convaincre les élus de la majorité. Non sans difficulté.

Si la droite entreprend de vastes réformes demain, le devra-t-elle aux efforts de la société civile ? Sans se laisser décourager par l'ampleur de la tâche, plusieurs associations mènent depuis des années un travail de fond auprès des parlementaires et des cabinets ministériels pour y promouvoir les principes libéraux.

medium_ifrap.jpgInspiré des think tanks américains, l'Institut français de recherche sur les administrations publiques (Ifrap) mène des enquêtes rigoureuses sur le fonctionnement de l'Etat et préconise des réformes concrètes. «Nous développons une expertise autonome pour contredire la communication officielle des administrations», explique le fondateur de l'Ifrap, Bernard Zimmern, lui-même énarque et polytechnicien. Les études de ce think tank qui regroupe 10 000 sympathisants constituent une mine d'informations sur les sujets les plus variés – l'inefficacité des aides à l'emploi, la nocivité des 35 heures ou l'absentéisme dans la fonction publique – et sont largement diffusées dans les cercles du pouvoir.

Pression courtoise

medium_Logo_contrib2.gifComme les faits et arguments ne suffisent pas toujours à convaincre, une pression courtoise sur les élus est parfois nécessaire. Telle est la vocation de Contribuables associés, association de combat qui revendique 135 000 membres. Tombereau de pétitions adressées aux élus, encarts publicitaires accrocheurs, sondages sur les sujets qui fâchent comme le service minimum en cas de grève... Contribuables associés fait feu de tous bois et s'en flatte. «L'article 14 de la Déclaration des droits de l'homme proclame que les Français ont le droit d'évaluer «la nécessité de la contribution publique et d'en suivre l'emploi», rappelle Benoîte Taffin, porte-parole de l'association.

medium_une_logo.gifReste que les manifestations des secteurs de l'opinion hostiles aux réformes ont souvent fait reculer le gouvernement. Une association libérale regroupant 15 000 étudiants et jeunes actifs, Liberté chérie, entend donc prouver que la «majorité silencieuse» peut, elle aussi, manifester. En juin 2003, à Paris, Liberté chérie a organisé une manifestation de soutien à la réforme des retraites qui a rassemblé 80 000 personnes, à la surprise générale.

Rançon de leur indépendance, ces associations entretiennent des rapports parfois tendus avec la majorité. Contribuables associés a longtemps été qualifiée de «poujadiste» avant de réussir à améliorer son image. L'Ifrap n'hésite pas à contester la sincérité des statistiques du chômage, ce qui ne lui vaut pas que des amis dans les équipes ministérielles. Les membres de Liberté chérie ont mis dans l'embarras l'aile libérale de l'UMP en sifflant Jacques Chirac, lors d'un colloque organisé en septembre 2004 par les députés Hervé Novelli et Jean-Michel Fourgous.

«Majorité silencieuse»

Ces trublions peuvent néanmoins se prévaloir de plusieurs victoires. Contribuables associés a obtenu l'abandon de plusieurs projets pharaoniques, comme l'achat d'un hôtel particulier par l'Assemblée nationale en 1998. L'Ifrap a beaucoup oeuvré pour la fin du monopole de l'ANPE en matière de placement des chômeurs, obtenu en janvier 2005. Et plusieurs autres associations moins connues du grand public jouent, elles aussi, un rôle important. SOS Education – qui revendique 60 000 adhérents, pour la plupart parents d'élèves et enseignants – a contribué à l'abandon de la méthode globale d'apprentissage de la lecture par Gilles de Robien. Contre vents et marées, ces associations poursuivent donc leur travail de fourmi. «Les ministres et les parlementaires qui veulent réformer ont besoin d'idées, d'arguments et de relais, résume Bernard Zimmern. Nous sommes là pour les aider.»

17.07.2006

Discrimination positive

medium_TN-harry_roselmack.jpgCa y est ! Après des mois de battages médiatiques le brillant journaliste Harry Roselmack (photo) arrive sur TF1 pour être la doublure de PPDA. Vous remarquerez que je ne dis pas "le premier noir au 20h" ou autres commentaires laissant à penser qu'il s'agit de discrimination positive à l'américaine (de façon simpliste, des quotas). Autant le dire tout de suite, je suis contre cette discrimination positive que j'opposerai à la méritocratie républicain (ou libérale?).

medium_Badinter_Elisabeth.jpgQuand on commence à préferer un étudiant à un autre parce qu'il a telle couleur de peau, on met la main dans un engrenage dangereux. Discriminer les noirs, les musulmans ou les femmes même positivement, c'est déjà leur dire: vous êtes différents et on doit vous aider car seuls vous n'êtes pas capables d'y arriver. Des travaux de Thomas Sowell ont surtout montré que cette mesure d'affirmative action incitait les populations à rester dans l'assistanat et discréditait le succès de ceux qui réussisaient. C'est pour cela que des noirs américains se battent contre la discrimination positive. C'est pour cela qu'Elisabeth Badinter (photo) s'opposait à la loi sur la parité.

Au delà de ces premières considérations surgissent deux problèmes de fond: La discrimination positive est injuste et elle impose une obligation de résultat. Injuste et antilibérale car elle va à l'encontre de l'égalité de droits que l'on retrouve dans la Déclaration des Droits de l'Homme. On ne crée que des privilèges. En outre elle part d'un présupposé: Il doit y avoir relativement autant d'étudiants noirs que de noirs dans la population totale, au moins 50% de femmes candidates pour les grands partis parce que les femmes c'est 50% de la population, etc. On fixe une obligation de résultat donc basé sur un présupposé faux: Pourquoi affirmer que les femmes sont autant intéressées par la politique que les hommes? Est ce vrai? Je trouve bien présomptueux celui qui peut affirmer cela sans ciller.

medium_banhaut_logohec.gifAlors, s'il faut choisir, à cette "discrimination positive" injuste du type de Sciences Po, je préfère la filière mise en place par Henri IV et soutenue par HEC: Créer un classe préparatoire aux classes préparatoires pour les jeunes issus de ZEP. Mais ces jeunes passeront le même concours que les autres étudiants et ne bénéficieront pas de passe-droit.
Mais la meilleure voie reste encore celle illustrée par H. Roselmack. Comme il le dit lui même, il n'est "ni noir ni blanc mais journaliste" et c'est parce qu'il est bon qu'il a été choisi.

16.07.2006

Le 16 juillet, les Français fêtent le jour de libération fiscale

Depuis de nombreuses années les canadiens célébrent chaque annéele "Jour de libération fiscale". L'idée a été reprise depuis en France par Contribuables associées, première association non subventionnée avec 135.000 membres. J'apprécie leur action, je me fais donc l'écho de leur communiqué. Espérons que certains prendront conscience que l'Etat leur vole plus de 50% de leurs revenus.

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Cette année, le jour de libération fiscale, à partir duquel les Français cessent de travailler uniquement pour financer les dépenses de la sphère publique et commencent enfin à profiter du fruit de leurs efforts, tombe le 16 juillet. Sans aucune amélioration par rapport à 2004 et 2005.

« Du 1er janvier au 15 juillet au soir, les Français auront consacré toutes leurs journées de travail à financer le train de vie de l’Etat », constataient les Contribuables Associés en… juillet 2005. Rien n’a changé : en dépit des baisses d’impôts solennellement promises, puis abandonnées, la pression fiscale à laquelle sont soumis nos concitoyens ne s’est pas relâchée. Et pour cause ! La situation ne s’améliorera pas tant que la dépense publique ne baissera pas.
Or, cette dépense publique continue d’absorber encore, en 2006, 53,6 % du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire 53,6 % de la richesse créée par les Français. Ceux-ci ont donc consacré 196 jours de labeur, soit jusqu’au 16 juillet, à financer le secteur public !

Plus de deux mois de retard par rapport aux Irlandais

Fruit de l’obstination des Contribuables Associés, le message passe pourtant. Le 4 septembre dernier, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, admettait lui-même : « Les Français travaillent du 1er janvier au 1er juillet pour l’Etat, ça me semble suffisant. » Encore se montrait-il légèrement optimiste sur la date de libération effective.
Cette louable prise de conscience doit désormais s’accompagner des mesures nécessaires pour changer cette situation. Nos voisins européens y sont bien parvenus, pourquoi pas nous ? Cette année, les Italiens sont libérés le 27 juin, les Allemands et les Britanniques le 17 juin, les Polonais le 7 juin, les Espagnols le 22 mai et les Irlandais dès le 10 mai, soit plus de deux mois avant nous !
En 2005, le taux de chômage irlandais ne dépassait pas 4,3 %, contre 9,5 % en France. Ce n’est pas un hasard !
A neuf mois de l’élection présidentielle, les Contribuables Associés rappellent à tous les candidats l’exigence d’une gestion saine des deniers publics.
Pour relever l’économie française, il faut dire non à la dépense publique !

Source: http://www.contribuables.org

03.07.2006

Ensemble, modernisons la France

Un article du journal Le Monde, assez encourageant.. Un UDF, un UMP et un PS qui s'unissent pour la modernisation de la France, réjouissons nous en!

Par manque de lucidité et de courage politique, la puissance publique française a peu à peu perdu contact avec la modernité. La situation est aujourd'hui dégradée à un point tel que l'équipe dirigeante qui sera élue en 2007 sera investie d'une responsabilité historique. Si la France ne renoue pas avec le dynamisme, le processus d'unification de l'Europe sera stoppé et l'ambition européenne d'une société solidaire dans une économie de marché réduite à néant. Rien ne pourra alors contrebalancer l'hégémonie des Etats-Unis et de la Chine, avec des risques pour la paix dans le monde.

La tâche est immense et ne peut plus être repoussée, sauf à prendre le risque de voir la France se désagréger dans des convulsions violentes. Mais la tâche est aussi délicate, elle ne pourra être menée à bien, le moment venu, que si elle a été bien préparée en amont. C'est pourquoi nous estimons que notre responsabilité d'élus est de mettre à profit l'année qui nous sépare des échéances électorales pour créer les conditions d'un sursaut collectif.

Dans ce but, nous avons décidé d'unir nos forces au sein d'un comité d'action pour la modernisation de la France. Cette démarche au-dessus des partis politiques est rendue possible par un diagnostic partagé et des convictions identiques sur la méthode pour réformer.

Le diagnostic peut être résumé en trois points.

Premièrement, l'économie française patine, elle ne profite pas du dynamisme mondial et gâche ses potentiels, ce qui se traduit par une croissance molle.

Deuxièmement, rares sont les domaines d'intervention de la puissance publique qui n'ont pas besoin d'une refonte de leurs modes de fonctionnement. Education, solidarités, recherche... Partout l'organisation est inadaptée. A tel point que même une augmentation des moyens ne permettrait pas de progrès sensibles.

Troisièmement, l'endettement de l'Etat a atteint un niveau insoutenable et fragilise notre édifice national. La dette est une contrainte qui impose que les réformes s'accompagnent d'une baisse globale de la dépense publique de l'ordre de 20 %. Et ce au moment où un effort devra être consenti pour la recherche et l'enseignement supérieur. Mais cette contrainte peut aussi être une chance. En effet, résoudre un problème en distribuant des subsides n'est plus une option disponible : quand les caisses sont vides, la démagogie et la lâcheté ne peuvent que s'effacer devant l'intelligence et le courage.

La méthode pour réformer repose sur trois fondamentaux. D'abord, toute réforme doit s'appuyer sur une analyse lucide. Le scénario classique d'une élection présidentielle voit les candidats multiplier les promesses, avant que l'heureux élu ne commande un audit pour voir ce qu'il va être possible de tenir. Il faut inverser cette logique, les propositions des candidats doivent être basées sur un audit préalable. Pour 2007, le rapport Pébereau sur la dette publique constitue un tel audit.

Ensuite, on ne peut réformer que de façon globale et cohérente. La méthode des petits pas est vouée à l'échec car chaque petit pas se heurte à l'incompréhension - et donc aux résistances - des populations concernées. Tant et si bien que la succession de petits pas se termine par un piétinement inefficace, coûteux et démoralisant.

Enfin, il n'y a pas de réforme possible sans légitimité électorale. Seules les réformes clairement présentées pendant la campagne pourront être menées à bien.

Conséquence de ces trois fondamentaux, c'est en amont de la campagne électorale que se joue la modernisation de la France. Aussi, pour créer les conditions de la transformation sociale du pays, nous souhaitons rencontrer tous les acteurs de la définition d'un nouveau pacte social. Les différents syndicats, bien sûr, mais aussi le monde associatif et plus largement les corps constitués qui souhaitent jouer un rôle dans l'évolution du pays. Au terme de ces échanges, nous présenterons les grandes lignes d'un pacte social en prise avec le monde d'aujourd'hui, ainsi qu'une méthodologie pour le mettre en oeuvre.

Ce "manifeste pour la modernisation" sera rendu public en janvier 2007, peu de temps avant que chacun des candidats à l'élection présidentielle ne dévoile la vision de la France qu'il propose aux Français. Né de discussions avec le mouvement social, le manifeste sera soumis à l'approbation des milliers d'élus locaux qui auront à jouer le rôle crucial de pédagogues pour que la France relève les défis qui l'attendent.

Notre démarche est fondée sur l'optimisme et la confiance dans l'aspiration des Français à une fraternité renouvelée. Selon nous, l'idée d'une France irréformable est non seulement un renoncement coupable, mais aussi un contresens historique. Au cours de notre histoire, il est souvent arrivé que des hommes et des femmes de bonne volonté mettent en commun leurs énergies pour initier les bouleversements qui ont permis à la France de rayonner. Les derniers exemples remontent à 1946 et 1958. C'est d'une impulsion collective de cet ordre que notre pays a aujourd'hui besoin pour que s'expriment tous ses potentiels de créativité et de solidarité. Nous savons que c'est indispensable, nous voulons prouver que c'est possible.

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Jean-Marie Bockel, sénateur PS
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Christian Blanc, député apparenté UDF
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Alain Lambert, député UMP

14.05.2006

Appauvrissez-vous par le chômage et la dette publique !

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« Appauvrissez-vous par le chômage et la dette publique ! » Tel serait, d'après Nicolas Baverez, le funeste pari accompli, de nos jours, par la France. Et l'auteur de La France qui tombe d'ajouter que cette option serait à l'origine d'un curieux phénomène de « décroissance intensive à crédit », « aux antipodes des exigences d'un développement durable » et d'un cercle sain et vertueux de croissance de l'économie. La dette publique ferait, en effet, office de variable d'ajustement des déséquilibres fondamentaux de l'économie française. Elle atteindrait 2 500 milliards d'euros, soit environ 145% de la richesse générée en une année et 42 000 euros par Français. C'est pourquoi l'endettement public, qui serait, à la fois, et « antiéconomique » et « antisocial », constituerait non pas un « réducteur d'incertitude » mais, à l'inverse, un « risque majeur ». L'adage de Gaston Jèze selon lequel « il y a des dépenses, il faut les couvrir » semble, en conséquence, déphasé et n'être ni en accord ni en harmonie avec la réalité présente.

L'endettement public de l'hexagone parait, à plus d'un titre, handicaper le développement de l'activité économique. C'est-à-dire qu'il entraverait sa croissance et procèderait, indolemment, au transfert vers les générations futures « des surcoûts collectifs nés du refus d'adapter les structures de la France à l'économie mondialisée ».(..) Comme le souligne, à juste titre, l'essayiste, non seulement « le système de prélèvements euthanasie le travail et l'investissement » mais contraint, en outre, « à l'exil les capitaux, les entreprises, les talents et les cerveaux ». Le risque est considérable que s'amplifient les effets d'éviction. Il s'agit du processus par lequel les énergies productives sont découragées, sapées, puis remplacées par la dépense publique. Le niveau excessif et quasiment insoutenable de la dette publique tend, au surplus, à renforcer la « dépendance financière » du pays et, car elle prive les décideurs politiques de toute marge de man½uvre, le laisse « à la merci des chocs de l'économie ouverte ».

« Antisociale », tel serait l'autre atour de la dette publique. En effet, « la course folle aux transferts (30% du PIB) alimente le chômage », dont la définition est minorée, « l'exclusion des jeunes (taux de chômage de 24%) et des immigrés (taux de chômage de 40%), le blocage de la mobilité, la montée des inégalités entre les statuts et les générations ». (..)

Au vu de chacun de ces éléments, il conviendrait, à la fois, et de réduire l'endettement public et de le réorienter, des dépenses de fonctionnement vers des investissements en recherche et développement. En effet, affirme Nicolas Baverez, « la bulle spéculative des finances publiques françaises n'est pas moins inquiétante par son utilisation que par son niveau ». L'hexagone relève d'une « révolution culturelle majeure ». Laquelle devrait conjuguer une réforme fiscale de grande ampleur, une libéralisation accrue du marché du travail, une participation plus importante à la mondialisation, ainsi qu'une profonde réforme de l'Etat afin, d'une part, de remédier à l'alanguissement de l'activité économique et, de l'autre, de contribuer au déclenchement d'une croissance intensive, à la hausse des recettes fiscales, au redressement du taux d'emploi, et, in fine, au reflux du chômage.



Alexis FOURMONT
(hayek2005@voila.fr).
Ce pamphlet a, aussi, été publié sur le blog du Cercle Libéral de Basse-Normandie.