06.08.2006

Et merde

medium_castro-teeth.jpgSur lemonde.fr

Le chef d'Etat cubain Fidel Castro se remet de son intervention à l'estomac et il pourrait revenir au pouvoir "dans quelques semaines", a déclaré samedi le vice-président cubain Carlos Lage.


Et merde..

03.08.2006

Un blogueur incarcéré à San Francisco

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Le tribunal fédéral de San Francisco a arrêté mardi 1er août puis emprisonné le journaliste indépendant Joshua Wolf, animateur d'un blog d'informations. Depuis février, la justice demande à M. Wolf de fournir l'ensemble des images qu'il a filmées lors d'une manifestation altermondialiste le 8 juillet 2005 à San Francisco. Celle-ci s'était terminée par un affrontement entre militants et forces de l'ordre. Les images incriminées montreraient l'incendie volontaire d'une voiture de police. D'autres images ont été diffusées sur le blog du journaliste. Joshua Wolf nie être en possession des images réclamées par la justice.

M. Wolf, 24 ans, restera "confiné dans un endroit approprié jusqu'à ce qu'il accepte de donner le témoignage ou de fournir les informations" réclamées depuis février par la justice, a ordonné le juge William Alsup. L'incarcération ne devra pas excéder la durée de l'enquête judiciaire, mais pourrait durer jusqu'à 18 mois.

"M. Wolf est un journaliste innocent dont le seul crime a été de faire ce qu'il faut dans notre démocratie, c'est-à-dire protéger ses sources", a dit son avocat, Jose Luis Fuente. "D'autres journalistes sont menacés si la justice ne cesse pas de se mettre du côté du gouvernement", a-t-il ajouté.

Le juge William Alsup, prenant la précaution de dire qu'il n'attaquait pas la confidentialité des sources, a jugé qu'il s'agissait d'un "outrage à la cour". Le besoin du gouvernement d'accéder à ces vidéos étant, selon lui, plus important que les protections constitutionnelles accordées à Josh Wolf.

L'ORGANISATION REPORTERS SANS FRONTIÈRES "CONSTERNÉE"

Dans un communiqué, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) se dit "consternée" et a demandé mercredi 3 août sa libération immédiate : "Envoyer en prison ce journaliste parce qu'il a protégé ses informations est une grave violation de la liberté de la presse". "Les journalistes ne sont ni des auxiliaires de justice ni des auxiliaires de police", a insisté RSF en dénonçant une "sentence absurde et disproportionnée".

Parallèlement, une cour d'appel fédérale a autorisé mardi 1er août la justice à étudier les relevés d'appels téléphoniques de deux journalistes du New York Times, Judith Miller et Philip Shenon, pour tenter d'identifier leurs sources dans une affaire qui remonte à l'automne 2001. Peu après les attentats du 11-Septembre, les deux journalistes avaient obtenu des informations confidentielles sur la volonté du gouvernement de geler les avoirs de deux organisations musulmanes de bienfaisance, et avaient appelé ces organisations pour demander un commentaire. Estimant que ces appels avaient pu entraver l'enquête, la justice cherche depuis lors à déterminer qui est à l'origine des fuites.

Le droit fédéral américain ne comprend pas de dispositions précises pour permettre aux journalistes de protéger leurs sources. L'année dernière, Judith Miller a passé 85 jours en prison parce qu'elle refusait de révéler ses sources dans l'affaire Valerie Plame, agent de la CIA dont l'identité a été révélée par des responsables encore indéterminés à la Maison Blanche.


Source: Lemonde

16.07.2006

Je ne veux pas d'une presse d'Etat

La réflexion qui va suivre se base sur un article découvert dans l'Humanité et que vous pouvez retrouver ici: lien

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Pour résumer brièvement, Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité se plaint des mauvaises ventes de son journal.

L'Humanité aux ventes déclinantes a même du licencier, constat camouflé sous un laconique: "nous avons considérablement réduit les dépenses de promotion, la masse salariale, les frais de fonctionnement".
Bien évidemment pour remédier à la mauvaise gestions et aux mauvaises ventes d'un journal qui n'intéresse plus personne, M. le Hyaric demande.. des subventions. Se revendiquant journal d'opinion, le journal exige des aides immédiates ..: "Cela nécessite vraisemblablement d’aller vers une répartition sélective des aides publiques pour aider prioritairement la presse d’information générale et d’opinion."

Alors il serait peut être bon de rappeller quelques vérités importantes à M. le Hyaric. Un journal subventionné c'est un journal qui perd sa liberté. Un véritable journal d'opinion refuse toute subvention et ne va pas les quémander. La liberté d'expression ne se monnaye pas et en allant ainsi se vendre, le directeur de l'Humanité déshonore les journalistes qui défendent des idées. Gageons que cela ne dérangera pas un journal habitué à être journal d'un Etat: l'URSS.

M. le Hyaric le reconnaît lui même à demi mots, si le journal va mal c'est surtout qu'il ne se vend pas parce qu'il n'intéresse plus grand monde. La remise en compte doit venir du journal lui même, pas d'un Etat poule qui viendrait payer les pots cassés de sa mauvaise gestion. Faîtes preuve d'imagination monsieur et si votre journal ne marche toujours pas, tirez en les conclusions. Vous touchez déjà d'importantes subventions, ayez la décence d'assumer.
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Voici en comparaison ci dessous la une du premier numéro du journal: (Extrait, intégralité disponible ici )

"Mais tout cela ne serait rien et toute notre tentative serait vaine ou même dangereuse si l’entière indépendance du journal n’était point assurée et s’il pouvait être livré, par des difficultés financières, à des influences occultes. L’indépendance du journal est entière. Les capitaux, dès maintenant souscrits, sont suffisants pour nous permettre d’attendre le développement espéré du journal. Et ils ont été souscrits sans condition aucune. Aucun groupe d’intérêts ne peut directement ou indirectement peser sur la politique de l’Humanité."